La nuit referme le rêve esquissé.
Nées avec bonheur quelques jours plus tôt,
Les fleurs radieuses du vieux cerisier,
Riantes dans les rayons matinaux,
Frileuses dans la brise qui les berce,
Oscillent entre le rose et le blanc.
Un seul coup de vent furieux les disperse
En frêle nuage papillonnant,
Blanc, peut-être rose, on ne saurait dire.
La pensée flotte dans le jour liquide,
S’éparpille, divague et se retire.
Au loin le trait d’horizon est limpide.
Dépouillé de sa dentelle éphémère,
L’arbre au bois sombre demeure dressé,
Gardien vigilant de l’imaginaire.
Le jour élargit le rêve ébauché.
RÊVES RÊVERIES