Vêtues de mousseline blanche,
Les fées chevauchent les vagues noires
Qui montent à l’assaut du rocher,
Leurs coiffes emplumées
Jaillissent dans la lumière ;
Le vent dépose sur leurs robes
Des parfums d’algue et de sel,
Leurs rires tintent dans l’air humide
Comme la chute d’une vitre brisée,
Leur chant se perd dans les embruns
Comme un adieu à la saison morte.
Dans le cri des oiseaux marins
Qu’emportent les grandes marées
Résonne aussi le glas de l’été.
L’automne aux cheveux de rouille
Commence à dérouler ses brumes
Où les fées vont se voiler d’ombre.
Leurs pas caresseront la grève
Dans une odeur de varech et de craie.
SOUS L'ÉCORCE
HORIZON POÉSIE