Quand dans la nuit la plus noire
Tes rêves restent muets,
Si tes instants provisoires
N’hébergent plus de secrets,
Défais-toi de ton armure,
Oublie tes peurs, tes rancunes,
Jette par-dessus le mur
Ton sac, tes clefs, ta fortune.
Dans le murmure du vent,
Entends la voix des forêts,
Et l’appel des océans.
À l’heure où le jour renaît
Dessine tes lendemains
Sur cette rumeur vivante,
Et abandonne en chemin
Les ombres envahissantes
D’un passé qui s’effiloche ;
Allège tes pas, et danse.
Mais garde au fond de ta poche
Les cailloux de ton enfance.
EN ÉQUILIBRE
HORIZON POÉSIE