La feuille porte l'ombre
Et le poids de l’été.
Un peu de ciel s'y pose
Et le vent y répand
Un vernis de poussière.
Les lignes se croisent,
Éclairs désarmés.
Dans cette géographie,
La sève s’égare
Sans jamais se perdre.
En approchant l’oreille,
J'entends le pas de la pluie
Qui circule à voix basse,
D’une feuille à l’autre,
En minces rivières.
Le soir y pose sa cendre
Et son souffle apaisant.
Quand la nuit recueille
Les rêves de l’arbre,
Elle en berce les fruits.
RÊVES RÊVERIES