Les jours défilent avec lenteur
Comme la terre vue du voilier
Qui peine à remonter la marée.
Et sans virer au cap opposé,
Si on se retourne vers la poupe,
On peut revoir ce qu’on a doublé.
Lorsqu’on redescend vers l’océan,
Mêmes rives et mêmes instants
S’éloignent toutes voiles dehors.
Privé du temps de se retourner,
Dorénavant on navigue au large,
Le beaupré pointé sur l’horizon.
LE TEMPS DE VIVRE