J’entends le chuchotement
Des jours qui s’éloignent
Et le fracas des jours à venir.
J’entends nos rêves palpiter
Comme des oiseaux en cage,
Et tressaillir nos espoirs
Quand l’aube leur fait escorte
Pour défier l’âpreté du jour.
Nous allons sur des sols arides
Labourés par les combats,
Mais l’espoir repousse plus dru
Quand on l’a piétiné.
Et même si les vents s’emportent
Pour étouffer leur murmure,
Nos rêves luisent encore
Dans les flaques du chemin.
CLAMEURS