Que les fleurs séchées sont oubliées dans les livres
Que la marée rapporte ce que la vague a pris
Que les arbres sont nus dans les champs désertés
Que des villages naissent sur des champs de ruines
Que la pluie ne guérit pas les vieilles blessures
Que l’orage dissipe les nuages anciens
Que les pas s’effacent dans la poussière du chemin
Que les rues résonnent du passage des absents
Que les voix se cassent de ne pas être écoutées
Que les silences atteignent les oreilles attentives
Que les mains fermées ne saisissent que l’ombre
Que la fleur des champs s’offre au jour le jour
Que les fenêtres s’ouvrent sur un ciel indifférent
Que l’horizon donne un visage à l’impossible
Que des étoiles brillent qui sont déjà mortes
Que des étoiles vivent qui ne brillent pas encore
Qu’on naît dans le bruit qu’on meurt dans le silence
Que d’autres après nous chanteront ces couplets
CLAMEURS
HORIZON POÉSIE